dimanche 25 mars 2007

TopGun

Extraits d'un e-mail de Kokopelli

Danger: TopGun, un herbicide à la "dégaine" naturelle!

Nous informons nos amis de Kokopelli et lecteurs que certains de nos collègues semenciers Semailles (présent en France et Belgique) et Ecoflora (présent en Belgique) distribuent un herbicide "naturel" ou "écologique" dénommé Top Gun:
1. D'un point de vue écologique: le concept d'herbicide naturel nous semble complètement ridicule et aux antipodes de pratiques respectueuses de l'environnement. Ce produit détruit presqu'instantanément les herbes ou feuilles qu'il touche.
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3. D'un point de vue sanitaire: cet herbicide naturel ne nous semble pas aussi anodin qu'il en a l'étiquette. Sur la bouteille commercialisée en Europe par Ecostyle, l'étiquette ne porte aucune mention de précautions d'emploi. Cependant, cette étiquette est accolée sur une autre étiquette (d'origine) qui mentionne bien les précautions d'emploi préconisées par le distributeur au Canada (mesures de sécurité, premiers secours, destruction des emballages vides). Il est clair que ce produit ne doit pas entrer en contact avec les yeux, avec la peau, etc. La fiche canadienne de Woodstream Corporation avec la référence 04-5100 CAN peut être consultée sur internet.
http://www.woodstreamcorp.com/msds/canada/04-5100CAN.pdf
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Un herbicide à base d'acides caprique et pélargonique est-il à ce point anodin? Que penser de certaines publicités qui le considèrent comme "naturel" parce que ces acides existeraient dans le corps humain?
Que penser également du fait que certains empoisonneurs (Bayer et compagnie) se sont mis dans le naturel et proposent des produits en "cide" respecteux de l'environnement? N'est-on pas dans le même paradigme "occidental" avec cette même obsession d'occire?

dimanche 18 février 2007

Les Recettes de Grand'mère

Quiconque recommande, fabrique ou détient des produits issus des traditions et savoirs populaires et qui, par définition ne disposent pas d'une autorisation de mise sur le marché, (Donc non classés comme pesticides nuisant à la biodiversité et à l'agriculture durable) est passible de 2 ans de prison et 75 000 euros d'amende depuis le 1er juillet 2006, date du décret d'application de la loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole.

Il semble que depuis la marée de protestations relayée par l'Internet, nos gouvernants aient promptement fait machine arrière en prétendant qu'il n'était pas question de mettre un flic derrière chaque jardinier amateur et que, celui-ci conservait sa liberté de fabriquer et d'utiliser ces recettes ancestrales.

Par contre, il ne me semble pas que le cas des hérétiques qui braveraient les interdits en faisant du prosélytisme, en publiant gratuitement les recettes de ces produits par exemple, soit réglé de façon claire.

Est-ce que je suis hors-la-loi si je raconte que:

• Les fruits frais d’été, abricots, pêches, se conservent mieux dans quelques tiges d’orties fraîchement coupées;
• Les fruits d’hiver, pommes, poires, se conservent bien mieux au cellier s'ils sont dans des tiges d’orties séchées ?
• Une poignée d'orties au fond du trou de plantation des pommes de terre et des tomates, les protègent du mildiou et fertilisent le sol.
• Les orties sont un excellent paillage et couvre-sol.
• Le purin d'orties est utilisé comme engrais, activateur de compost, insecticide, …..
• Les feuilles d'ortie sont la nourriture de plusieurs espèces de chenilles de papillons.

Une fois ces secrets révélés vais-je me retrouver en villégiature dans un cul de basse-fosse?
C'est bien possible, aussi je vous déconseille fortement d'utiliser des produits naturels pour votre jardin. S'il pousse des orties sur votre terrain, ou de la prèle, voire de la tanaisie, arrachez-les!
De même, utilisez l'ail dans votre cuisine, pour parfumer les pommes de terre ou le gigot, ne tentez d'en faire une macération (100 g de gousses écrasées mises à macérer une journée dans 2 cuillères à soupe d'huile d'olive. Allonger avec 1 litre d'eau de pluie, filtrer et pulvériser diluer à 5%) soit-disant souveraine contre la rouille, la cloque du pêcher et, vous aller rire, pour soigner la pourriture grise du fraisier.
Réservez la pomme de terre à la fabrication des frites (le Mac'Do du coin est peut-être en travaux ou Bové est passé par là) je tombe sous le coup de la loi si je vous dis de la mélangez à de l'eau chaude et une toute petite dose de liquide vaisselle. Ce serait idiot, et complètement inefficace contre les pucerons.

J'allais oublier, mettez les coquilles d'œuf et les cendres à la poubelle, surtout, ne les épandez pas autour des plantes, vous empêcheriez les escargots, limaces et autres gastéropodes de se nourrir. Cruauté envers les animaux, je vous préviens, avec Brigitte qui monte la garde c'est pas gratuit.

vendredi 2 février 2007

Appel aux élus européens

Réponse de: DE SARNEZ Marielle



Cher Monsieur,

Votre message en faveur d'une télévision de qualité m'est bien parvenu.
Dès que la Commission européenne nous a fait part de son projet de révision, j'ai déposé des amendements allant dans le sens d'une interdiction du placement de produit ( donc de la publicité induite dans les films et émission pour enfants) et également contre la publicité pour des aliments dits 'malsains" ne répondant pas aux exigences du réglement sur les allégations nutritionelles.
Le texte actuellement en cours de discussion présente l'intérêt cependant de prévoir un code conduite des radiofdfiuseurs en matière de publicité et de réglementer strictement le placement de produit.
Le Parlement européen va devoir se prononcer en deuxième lecture sur la position du Conseil européen ce qui nous permettra de voter en faveur d'une télévision de qualité. Néanmoins il faut savoir que la directive européenne reste un texte de base et que les Etats membres comme la France seront libres d'adopter une législation plus restrictive en matière de publicité notamment.
Restant à votre disposition, je vous prie de croire, Cher Monsieur, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Marielle de SARNEZ

dimanche 28 janvier 2007

Appel aux Elus Européens

Les députés européens nous préparent un nouvel envahissement des ondes par la Pub, vous pouvez parquer votre désaccord en envoyant ce manifeste aux élus de votre choix
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Non à l’envahissement publicitaire
Non à la libéralisation publicitaire
de l’audiovisuel européen


Le projet de directive européenne « Télévisions sans frontières », prévoit un assouplissement considérable des règles encadrant les pratiques publicitaires. Cette évolution nous paraît très préjudiciable pour différents motifs.
La publicité commerciale, système d’influence nocif.
La publicité commerciale impose à tous une logique marchande de compétition, l'idée pernicieuse qu'il faut posséder pour être.
Les techniques d’influence mises en œuvre par la publicité commerciale ont un impact fort et nocif sur les personnes et des conséquences lourdes sur leur santé, sur la société et sur l’environnement.
La publicité commerciale a une lourde part de responsabilité dans :
• l’épidémie d’obésité et de diabète qui frappe l’Europe et le monde,
• la désinformation des citoyens sur leurs gestes d’achats, base de l’économie, et l’effritement du sens critique,
• l’aggravation de la surconsommation des ressources naturelles et l’accélération des pollutions qui nous exposent à des désastres écologiques d’une ampleur inédite, aux conséquences gravissimes.
La publicité commerciale, système de financement nocif.
Ce n’est pas un hasard si la dérégulation proposée est opérée dans le champ de l’audiovisuel. C’est en effet l’un des lieux historiques de sa prolifération, avec la presse. La publicité commerciale s’y développe en s’instituant comme système de financement facile : espace-temps contre rémunération. Ce faisant, les annonceurs, clients et agences publicitaires, acquièrent un pouvoir croissant sur les radiodiffuseurs et les contenus que ceux-ci proposent, renforçant par là leur pouvoir d’influence.
Les radio-télévisions publiques qui ont ouvert leurs portes à la publicité commerciale se trouvent de moins en moins à même de remplir leurs missions de service public au fur et à mesure que croit dans leurs programmes la présence de messages commerciaux, servant des intérêts privés.
Nous dénonçons l’influence nocive de la publicité commerciale sur :
• l’autonomie éditoriale et financière des services publics d’audiovisuel,
• la diversité et la qualité des contenus,
• le maintien de la diversité culturelle dans les discours médiatiques.
Par conséquent, nous demandons aux élus européens :
1. de refuser le développement de la publicité commerciale dans l’audiovisuel européen en n’autorisant aucun assouplissement des règles actuellement en vigueur et, au contraire, d’en diminuer fortement la présence ;
2. que le projet de directive « Télévisions sans frontières » reprenne la distinction claire entre radiodiffuseurs publics et privés établie par le « Protocole sur le système de radiodiffusion publique dans les Etats membres » (protocole d’Amsterdam, 1997) et par la « résolution du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres concernant le service public de radiodiffusion » (1999) ;
Pour compenser les pertes économiques relatives que la diminution des recettes publicitaires ferait peser sur les services publics de l’audiovisuel, nous demandons que soit créé un fonds européen de l’audiovisuel, alimenté par une taxe de type pollueur/payeur prélevé sur toute publicité commerciale audiovisuelle.
Le projet de directive européenne « Télévision sans frontières » tel qu’il existe dans sa version approuvée par le Conseil des ministres européens est notamment le résultat d’un intense lobbying de l’industrie publicitaire et des annonceurs sur les autorités publiques de l’Union Européenne.
Ces industries ne sont pas représentatives de l’intérêt public et des citoyens.
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Nom :
Prénom :
Ville :
Pays :
Messagerie :

Adresses de quelques députés:
joseph.daul@europarl.europa.eu
roselyne.bachelot-narquin@europarl.europa.eu
michel.rocard@europarl.europa.eu
harlem.desir@free.fr
marielle.desarnez@europarl.europa.eu
jean-luc.bennahmias@europarl.europa.eu
francis.wurtz@europarl.europa.eu
bruno.gollnisch@europarl.europa.eu
paulmarie.couteaux@europarl.europa.eu

samedi 27 janvier 2007

La musique les Majors et l'internet

A l'occasion du 41 ème Marché international de la musique de Cannes (Midem), les professionnels se sont encore répandus en lamentations sur la baisse du marché physique, non compensée par les revenus émanent de la musique numérique, avec pour conséquence une perte de 11% en valeur pour le marché Français.
Les méthodes permettant de faire passer les internautes par la case porte-monnaie ont encore été évoquées: Publicité sur les sites de P2P ! (accord SpiralFrog avec EMI et Universal, formules d'abonnement à des services musicaux en ligne utilisant des systèmes anti-copie (DRM). Les gesticulations de ce secteur moribond qui refuse de remettre en causes ses modèles économiques reste toujours aussi pitoyable.
Heureusement d'autres vois sont explorées, ces articles de Libé sont révélateurs à ce sujet.


QUOTIDIEN : samedi 27 janvier 2007


Le Petit Fousset Auteur, interprète

«Mon premier album, c'est une carte de visite»
«Le plus important, c'est la scène, c'est vraiment ce qui va nous faire vivre. Les droits liés aux ventes s'écroulent, ceux liés au spectacle vivant explosent. Je ne sais si je ferai beaucoup de ventes, physiques ou numériques, avec mon album qui sortira au printemps, par contre ce sera ma carte de visite, cela me donne une crédibilité que je n'aurais pas autrement. Grâce à la Toile, à mon propre site et ma page MySpace, j'ai pu me constituer mon réseau, rencontrer mon réalisateur Gérald Toto, rester en contact avec mon public. J'ai géré moi-même mon propre développement d'artiste, et j'ai à ma disposition un outil puissant pour le faire savoir. Aujourd'hui, on peut tout faire sans label, sauf la distribution et la promotion. On n'y a pas accès, et c'est ce qui coûte encore cher, à la différence de la production artistique pour laquelle on peut se passer des maisons de disques. Le paradoxe, c'est que, s'il y a aujourd'hui de plus en plus de musique partout, c'est aussi de plus en plus difficile d'en vivre.»
http://www.lepetitfousset.com


Pascal Mayer Producteur

«Sur MySpace, on a trouvé des voix qu'on a signées»
«L'Internet est à la fois un facilitateur et un accélérateur. On a trouvé de nouvelles voix directement sur MySpace, et on les a signées. Là où il fallait hier envoyer des démos, des CD, on a directement une vue d'ensemble du talent d'un artiste, sans avoir besoin de se rencontrer. Cette mise en relation facilitée permet de travailler à plusieurs et à distance. Dans un marché qui ne cesse de baisser et dans lequel les ventes numériques ne compensent pas le déclin du physique, on a choisi d'être le plus en amont possible, au plus près de la création musicale. Je crois que c'est le meilleur moyen de survivre à cette mutation, parce qu'il y aura toujours un avenir pour ceux qui savent produire de la bonne musique. Dans l'ancien monde, avec une bonne promo et du marketing, tu pouvais espérer enfumer vingt journalistes. Aujourd'hui, tout le monde est potentiellement un prescripteur à travers les recommandations sur les sites, les playlists, etc. Et enfumer des millions d'internautes, ce n'est pas possible.»
http://theperfectkisslabel.free.fr
Arnaud Chiaramonti Distributeur numérique

«Sur l'Internet, on peut gagner autant en vendant moins»
«Toute la chaîne musicale est chamboulée sur l'Internet. Je crois qu'il y aura demain autant de modèles de commercialisation qu'il y a de consommateurs, et ce sont ces derniers qui trancheront. Là où il y avait un grand fleuve de l'industrie musicale, on s'achemine vers une multitude de petites rivières dans laquelle chacun pourra trouver ce qu'il souhaite. Musique gratuite financée par la pub, service par abonnement ou vente à l'unité, la tendance est au raffinement des offres. Nous travaillons déjà avec 200 plateformes ! Une autre particularité du Net est qu'il est à la fois un média et un magasin, un endroit où l'on diffuse du son et où l'on en vend. D'où cet enchevêtrement des stratégies. Dans le monde de la musique légale en ligne, on vend certes moins de copies que dans la musique physique d'hier. Mais les coûts sont moindres et, du coup, la rétribution des producteurs plus importante. On peut gagner autant en vendant moins.»
http://www.believedigital.com

Qui êtes-vous ?

En forêt d'Yveline, France

Gestes Eco-Citoyens